Yves Bonnefoy

Citations de Yves Bonnefoy. Retrouvez une collection de toutes les citations de Yves Bonnefoy issues de discours, livres, articles, extraits et autres ouvrages de Yves Bonnefoy.

Écoutez la musique qui élucide De sa flûte sava

Écoutez la musique qui élucide De sa flûte savante au faîte des choses Le son de la couleur dans ce qui est.

On se prend à rêver Que les mots ne sont pas A l

On se prend à rêver Que les mots ne sont pas A l’aval de ce fleuve, fleuve de paix, Trop pour le monde.

Et qu’un peu de soleil Passe, leur chevelure Brill

Et qu’un peu de soleil Passe, leur chevelure Brille, ainsi ferait l’or Dans le vase sombre.

Terre, qui vint à nous Les yeux fermés Comme pou

Terre, qui vint à nous Les yeux fermés Comme pour demander Qu’une main la guide.

Nous sommes des navires lourds de nous-mêmes, Dé

Nous sommes des navires lourds de nous-mêmes, Débordants de choses fermées, nous regardons A la proue de notre périple toute une eau noire S’ouvrir presque et se refuser, à jamais sans rive.

Rêver : que la beauté Soit vérité, la même É

Rêver : que la beauté Soit vérité, la même Évidence, un enfant Qui avance, étonné, sous une treille.

Telle cette lumière dans l’esprit Qui brille quan

Telle cette lumière dans l’esprit Qui brille quand on quitte, de nuit, sa chambre, Une lampe cachée contre son coeur, Pour retrouver une autre ombre dansante.

Il te faudra franchir la mort pour que tu vives.

Il te faudra franchir la mort pour que tu vives.

Il faut à la parole même une matière.

Il faut à la parole même une matière.

Odeurs, couleurs, saveurs, Le même songe, Colombe

Odeurs, couleurs, saveurs, Le même songe, Colombes dans l’ailleurs Du roucoulement.

Pluie des matins d’été, inoubliable Clapotement

Pluie des matins d’été, inoubliable Clapotement comme d’un premier froid Sur la vitre du rêve (…).

Trébuche, relève-toi, Cours, enfant nu que l’on

Trébuche, relève-toi, Cours, enfant nu que l’on accable de pierres.

Parfois prend le miroir Entre ciel et chambre Dans

Parfois prend le miroir Entre ciel et chambre Dans ses mains le minime Soleil terrestre.

Et la surface de l’eau n’est que lumière, Mais au

Et la surface de l’eau n’est que lumière, Mais au-dessous ? Troncs d’arbres sans couleur, rameaux Enchevêtrés comme le rêve, pierres Dont le courant rapide a clos les yeux Et qui sourient dans l’étreinte du sable.

L’été : un éblouissement comme est la neige, Ce

L’été : un éblouissement comme est la neige, Celle qui vient légère et ne dure pas, Et rien de nous n’en trouble la lumière D’eau qui s’est condensée puis s’évapore.